mercredi 15 juillet 2015

LA ZAKAT EN ISLAM

 Zakât    aumône légale

Pr. Abdelghani BENALI
Professeur de Sciences islamiques 

Statut

Elle est un pilier de l'islam et une obligation pour chaque musulman (pouvant s'en acquitter), selon le Coran, la Sunna et les jurisconsultes. Dans le Coran, la zakât est mentionnée juste derrière la prière, et ce, dans 82 versets. Cela met en avant l'importance de cette obligation.

Par ailleurs, elle est classée troisième dans le rang des piliers de l'islam, après la profession de foi et la prière
.
Nous donnons ci-après des exemples de hadiths et de versets coraniques qui traitent de la zakât :

«[...] Accomplissez la prière et acquittez-vous de la zakât [...] » Coran 20/73

« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Dieu, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la prière et de s'acquitter de la zakât. Voilà la religion de la droiture. » Coran 98/5

Ibn 'Umar rapporte que le Prophète BSDL  a dit : « L'islam est fondé sur cinq piliers : la profession de la foi47, l'ac­complissement de la prière, l'acquittement de la zakât, le pèlerinage à la maison sacrée et le jeûne du mois de Ramadan.»

Le caractère obligatoire de la zakât est reconnu par toute la communauté musulmane et ceux qui vivent parmi les membres de cette communauté. Celui qui rejette cette obligation est considéré comme un apostat. Celui qui ne reconnaît pas l'obligation de la zakât par ignorance n'est pas considéré comme apostat, mais a le devoir d'apprendre sa religion.

Dieu nous dit :

« Qu'avez-vous à refuser de dépenser dans la voie de Dieu, alors que c'est à Dieu que revient l'héritage des Cieux et de la Terre ?[...] » Coran 57/10

«[...] Et dépensez de ce que Nous vous avions confié [...] » Coran 57/7

Dieu donne aussi une image flatteuse de celui qui donne aux pauvres car il le compare à celui qui Lui fait crédit : « Quiconque fait à Dieu un prêt sincère, Dieu le lui multiplie, et il aura une généreuse récompense. » Coran 57/11

Il a dit aussi : « Dieu anéantit le taux usuraire et fructifie les aumônes [...] » Coran 2/276

Abû Hurayra rapporte que le Prophète BSDL a dit: 
« Dieu, que Sa grandeur soit exaltée, reçoit les aumônes de Sa droite, les fait croître comme vous faites croître un poulain qui devient un beau cheval. La bouchée [donnée comme aumône] devient ainsi aussi grande que le mont Uhud. » at-Tirmidhî.

Anas ibn Mâlik rapporte qu'un homme des Banî Tamîm est venu dire au Prophète : 
« Ô Messager de Dieu ! Je suis un homme immensément riche, j'ai une grande famille et je vis dans une grande maison. Que faire de ma richesse, comment la dépenser ? » 

Le Prophète répondit : « Prélève la zakât sur ta richesse, elle te purifie toi et ta richesse. Sois bienveillant envers tes parents, donne ce qui revient de droit à ton voisin pauvre, aux indigents et aux mendiants. »
Jâbir, que Dieu soit satisfait de lui, rapporte qu'un homme demanda au Prophète : « Ô Messager de Dieu, qu'advient-il de celui qui donne la zakât sur ses biens ? » 
Le Prophète répondit : « Celui qui paie la zakât sur ses biens est débarrassé de sa méchanceté. »

Abû Ayyûb al-Ansârî rapporte qu'un homme a demandé au Prophète : 
« Quel type d'action me vaudra le Paradis ? » 

Le Prophète BSDL lui répondit : 
« Tu adoreras Dieu sans jamais Lui associer une autre divinité. Tu accompliras la prière, tu donneras la zakât et tu entretiendras les liens du sang. »
Ibn 'Umar a dit : 
« Toute richesse sur laquelle on prélève la zakât n'est pas considérée comme thésaurisée, même si elle est enfouie au fin fond du sol. Mais toute richesse sur laquelle la zakât n'est pas prélevée est considérée comme thésaurisée même si elle n'était pas cachée. » Celui, donc, qui thésaurise les biens est concerné par le châtiment promis par Dieu à ceux « qui thésaurisent l'or et l'argent ».

Sachez que la zakât n'est pas le seul don à faire de ses biens. Elle est seulement l'impôt social purificateur prescrit par la loi. Sa valeur est toujours déterminée par le volume de la richesse.
En plus de la zakât, le musulman a plusieurs responsabilités financières envers sa famille (épouse, enfants et parents), envers ses voisins pauvres, envers les hôtes, les mendiants, outre la participation à l'effort de guerre et tout soutien à sa société en temps de crise.

Tout musulman et toute musulmane doivent se sentir responsables du bien-être d'autrui, chacun selon sa position et selon ses capacités. L'important est de réaliser l'objectif ultime : la solidarité de la communauté comme si elle était une seule famille, ou comme si ses membres étaient les pierres d'un même édifice, les unes soutenant les autres. C'est la société fondée sur le principe énoncé par le Prophète «Nul ne peut se prétendre croyant avant qu'il n'aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. »
                                                      Celui qui refuse de payer la zakât

Refuser de payer la zakât est acte qui fait affront à l'islam. Il signifie, en effet, le rejet d'un pilier de la religion. La personne qui le fait déclare sécession d'avec la société musulmane et montre son mépris de cette société et son manque de solidarité vis-à-vis des pauvres et des indigents. Dieu nous ordonne de partager les biens qu'Il nous a confiés. En désobéissant à Son ordre, on fait un geste de rébellion. En fait, la personne qui ne veut pas se soumettre à l'obligation de donner aux autres est hypocrite et doit manquer de foi, car on ne peut aimer Dieu et croire en Lui tout en refusant Ses ordres.
Certes, il est plus facile de se prétendre croyant et sincère en étant présent à chaque prière collective. Cela ne coûte rien ! Mais donner la zakât exige du croyant qu'il combatte son avarice, son narcissisme et son avidité : voilà le vrai test pour les croyants. Celui qui rechigne à partager sa richesse et cherche à éviter le paiement de la zakât doit revoir sa foi et sa sincérité avec Dieu, car il peut bien appartenir aux hypocrites décrits dans le Coran comme suit

«[...] A ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux. Le jour où ces trésors seront portés à l'incandescence dans le feu de l'Enfer et qu'ils en seront cautérisés, fronts, flancs et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez. » Coran 9/34-35

« Que ceux qui gardent avec avarice ce que Dieu leur donne par Sa grâce ne comptent point cela comme bon pour eux. Au contraire, c'est mauvais pour eux : au Jour de la Résurrection, on leur attachera autour du cou ce qu'ils ont gardé avec avarice [...] » Coran 3/180

Abû Hurayra rapporte que le Prophète a dit: « Celui qui ne paye pas de zakât sur la richesse que Dieu lui a accordée, cette richesse se présentera à lui le Jour du Jugement sous la forme d'un grand serpent ayant deux points noirs au-dessus des yeux. Il le tiendra par les mâchoires et lui persiflera : "Je suis ta richesse. " »

'Abdullah ibn Mas'ûd disait : « Nous avions reçu l'ordre de faire la prière et de payer la zakât. La prière de celui qui refusait de payer la zakât n'était pas agréée. »

Le Prophète disait aussi : « Celui qui refuse de payer la zakât ira en Enfer. » « Tout peuple ayant refusé de payer la zakât s'est vu infliger par Dieu, comme punition, la sécheresse et la pauvreté. »

Ceux qui ne prélèvent pas d'impôt social sur leurs biens pour donner aux pauvres doivent savoir qu'ils sont injustes car ils renient les droits des démunis et font du tort à la société. S'ils sont riches, c'est grâce à Dieu. Et la société qui consomme, achète et vend, fructifie donc leurs biens. Les personnes avares n'éveillent pas seulement le ressentiment dans le cœur des nécessiteux mais elles encourent aussi la colère de Dieu !
Le Prophète a dit : « J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu'ils reconnaissent que Dieu est unique et que je suis Son messager, qu'ils accomplissent la prière et s'acquittent de la zakât. S'ils font cela, ils rachètent de moi leur vie et leurs biens au nom de l'islam. Dieu Seul peut les juger [pour la sincérité de leur foi]. »
Abû Bakr a combattu les tribus qui ont refusé de payer la zakât.

Quand la zakât est-elle devenue une obligation ?

Officiellement, la zakât a été déclarée comme obligation la deuxième année de l'Hégire. Toutefois, certains historiens disent que la zakât a été prescrite comme obligation à la Mecque, mais elle a été expliquée, détaillée et appliquée à Médine. Nous pensons que cette éventualité est très probable car les versets coraniques révélés à la Mecque parlent de zakât.

Qui paye la zakât ?

Tout musulman et musulmane possédant une richesse ayant atteint le quorum nécessaire pour le paiement de la zakât doit s'en acquitter. Ce quorum doit être calculé après avoir purgé les dettes, et avoir pourvu aux besoins essentiels (nourriture, habitat, instruction pour le père de famille ; machines, équipement et capital pour l'artisan ou l'agriculteur)

Celui qui possède des biens dont la valeur a atteint le quorum légal de paiement de la zakât, mais a des dettes à purger, doit-il payer la zakât ?

Il paie ses dettes d'abord, puis s'acquitte de la zakât. Si après avoir payé ses dettes, la valeur de ses biens devient inférieure au quorum, il ne prélève rien. La personne endettée est, en effet, une personne dans le besoin, et le Prophète nous dit :« La zakât ne peut être prélevée que sur les biens superflus et non sur les biens nécessaires. » C'est l'avis des jurisconsultes hanbalites. Les mâlikites dispensent la personne endettée de payer la zakât, si les biens ayant atteint le quorum sont de l'or ou de l'argent. Pour les autres types de biens, ils ne donnent aucune dispense. Les shafi'ites ne donnent pas de dispense du tout à la personne endettée. Elle doit payer sa zakât, si elle a le quorum. Les hanafites dispensent la personne endettée de la zakât, sauf si ses biens sont agricoles. Elle doit prélever un dixième de ses cultures comme zakât. Toutefois, si la dette est un engagement personnel (serment de donner l'aumône, offrande expiatoire ou pèlerinage), ils n'accordent pas de dispense à la personne concernée. Elle est tenue de payer la zakât.

Celui qui contracte un crédit et ne le rembourse pas pendant une année entière ne prélève pas de zakât sur ce crédit, même s'il atteint le quorum, selon les hanafites. Les shafi'ites et les hanbalites pensent qu'il doit payer la zakât.

La richesse qui a le statut d'œuvre de charité (waqf n'est pas soumise à la zakât, selon les hanafites et les shafi'ites. Ils mettent comme condition que l'œuvre de charité soit d'utilité publique. Si, au contraire, cette œuvre a la forme d'une fondation de charité particulière, le paiement de la zakât devient obligatoire, selon l'avis des shafi'ites et des hanbalites.

La zakât n'est payée sur une richesse que si elle a atteint le quorum (an-nisâb), exception faite des produits de la terre (nous allons détailler cette question plus loin).

Tout bien qui n'est pas produit de la terre doit rester en possession de son propriétaire durant une année pour être soumis à la zakât. Les produits miniers ont le même statut que les produits de la terre.
Au cas où la valeur des biens atteint le quorum légal au début de l'année lunaire (mois de Muharram par exemple), puis baisse au cours des mois qui suivent, puis remonte de nouveau pour atteindre le quorum (an-nisâb) à la fin de l'année, les mâlikites et les hanafites ordonnent au propriétaire de payer la zakât. Mais les shafi'ites et les hanbalites mettent comme condition - pour soumettre des biens à la zakât - que le quorum soit atteint durant toute l'année lunaire sans interruption.

Si la nature des biens change au cours de l'année, lorsque, par exemple, on achète avec de l'argent (bien fiduciaire) du bétail ou des graines (biens déterminés), la zakât peut ne plus être obligatoire, sauf dans le cas où le propriétaire des biens les échange contre d'autres biens, dans le but de fuir le paiement de la zakât. Certains jurisconsultes pensent que la personne qui triche par le biais de cette opération doit être obligée de payer la zakât. Abû Hanîfa et ash­Shâfi`î dispensent une telle personne de la zakât et pensent qu'on ne peut juger de son intention. Dieu, seul Juge des intentions, la rétribuera en conséquence.

Certes, le quorum est un terme qui s'applique aux personnes plutôt qu'aux biens, mais selon les sources consultées, il est toléré dans ce contexte.

Si l'échéance de payer la zakât arrive, mais le propriétaire ne peut s'en acquitter pour des raisons de force majeure (les biens ayant atteint le quorum périssent ou sont perdus), la zakât n'est plus due. Il en est de même pour les biens qui se trouvent dans un pays différent de leur propriétaire ou des biens confiés en dépôt chez une personne absente au moment du paiement de la zakât.
Il est permis de vendre les biens ayant atteint le quorum, à condition de payer la zakât sur le prix de leur vente. Ash­Shâfi'î a délivré un avis juridique interdisant une telle vente (selon cet avis, on paie la zakât puis on vend les biens concernés).

Le décès d'une personne soumise à la zakât ne fait pas tomber cette obligation en désuétude. Ses héritiers doivent prélever le montant de la zakât sur sa fortune avant de partager l'héritage. Cet avis juridique est celui de 'Atâ, az­Zuhrî, Qâtadâ, Mâlik, ash-Shâfi'î, Abmad.

Il y a un autre avis qui soutient que la zakât ne peut être prélevée sur l'héritage que si le défunt le demande dans un testament. C'est l'avis des hanafites.

Selon le premier avis, la zakât est considérée comme une dette qui doit être purgée avant le partage de l'héritage, mais pour le second avis, elle est une volonté exprimée dans le testament et doit être prélevée sur le tiers de l'héritage.


L'intention de payer la zakât

Si une personne donne des biens en nature ou en numéraire aux pauvres sans avoir l'intention de les donner en tant que zakât, ils ne pourront être considérés comme tels. La zakât doit, en effet, être précédée de l'intention, c'est-à-­dire de l'expression de la volonté de donner tel ou tel bien comme zakât prélevée sur sa richesse, qui a atteint le quorum légal, selon l'acte de donner.

L'échéance de la zakât

Aussitôt l'échéance d'une année lunaire arrivée, il faut payer la zakât due. Les hanafites permettent le report du paiement, alors que d'autres jurisconsultes permettent, en certains cas, l'avancement de ce paiement.

Les biens soumis à la zakât

Les jurisconsultes s'accordent sur le fait que la zakât est payable sur les métaux précieux, or et argent, en dehors des bijoux des femmes, sur le bétail bovin, ovin et caprin, sur les fruits, dattes et raisins secs... et sur les céréales (blé et orge).

LA ZAKÂT SUR L'OR

L'or est soumis à la zakât, dès lors qu'il atteint une somme minimale dite nisâb ou quorum, qu'il fait partie du surplus de richesse, que la personne qui le possède a satisfait tous les besoins essentiels de sa famille et a purgé, le cas échéant, toutes ses dettes.
Tous les jurisconsultes sont unanimes à propos de la soumission de l'or à la zakât, vu que le Coran et les hadiths menacent ceux qui le thésaurisent.

LE QUORUM DE L'OR

Dès que le poids de l'or atteint 20 onces, et dans les conditions énumérées ci-dessus, la zakât est due. Le taux de zakât sur l'or est le quart du dixième du poids : sur 20 onces, on donne 1/2 once. Au temps où l'or servait de monnaie, l'once d'or équivalait à un dinar d'or. C'était facile de savoir que le quorum était atteint. De nos jours, il faut convertir en grammes. Sachez que 20 onces d'or représentent 89 grammes d'or en Égypte, 96 grammes dans les pays occidentaux et 100 grammes en Irak. Il vaut mieux se référer au poids minimal. Si vous possédez un des poids d'or suscités, vous êtes soumis à la zakât. Si vous possédez de la monnaie (en billets ou en pièces), vous devez calculer sa valeur, par rapport à l'or, et y prélever la zakât si vous avez atteint le quorum. Il faut toujours tenir compte du fait que la valeur de l'or et de l'argent varie selon les pays et les époques.
Les jurisconsultes appliquent les règles de la soumission de l'or à la zakât sans tenir de fait que ce métal soit pur ou mélangé avec d'autres métaux. Quant aux shafi'ites et aux hanbalites, ils distinguent l'or pur de l'or mélangé et n'exigent le paiement de la zakât que sur l'or pur.

LA ZAKAT SUR LES BIJOUX

Par bijoux, on désigne tout ce que la femme porte comme parure faite à partir de métaux précieux. Mujâhid, az-Zuhrî et les jurisconsultes hanafites soumettent les bijoux à la zakât s'ils atteignent le quorum. Ils avancent comme argument le hadith rapporté par Ibn 'Umar rapportant la conversation entre le Prophète et une femme accompagnée par une fille qui portait deux gros bracelets en or au poignet. Le Prophète lui demanda : « Payez-vous la zakât sur cet or ? » Elle répondit : « Non. » Il lui dit : « Aimeriez-vous que Dieu vous donne deux bracelets de feu à porter le Jour du Jugement ? » La femme enleva les bracelets à sa fille et les donna au Prophète en disant : « Ils sont pour Dieu et Son messager. »
Les jurisconsultes, en revanche, dispensent les femmes de payer la zakât sur leurs bijoux en s'appuyant sur des arguments tirés de la vie des Compagnons du Prophète.
Toutefois, par mesure de précaution, il vaut mieux payer la zakât sur les bijoux.
Les jurisconsultes qui confirment que les bijoux portés par la femme ne sont pas soumis à la zakât s'appuient sur l'argumentation suivante :
Au début de l'avènement de l'islam, porter des bijoux était interdit pour les femmes, selon al-Bayhaqî et autres sources, puis cette interdiction a été levée.
Le Prophète BSDL n'a pas soumis toute sorte de bijoux à la zakât, mais seulement certains bijoux. La discussion autour de la soumission ou la non-soumission à la zakât ne concerne, en effet, que les bijoux en or et en argent. Les perles, les bijoux en corail, les émeraudes, les diamants... ne sont pas soumis à la zakât, sauf s'ils représentent un produit de commerce. Si une pièce en or est ornée de diamants, la zakât est due sur la valeur de l'or inclus dans cette pièce et non sur les diamants. Le quorum (an-nisâb) des bijoux est déterminé selon le poids et non selon la valeur. Au cas où le poids serait inférieur au quorum, la zakât n'est pas due même si la valeur des bijoux est supérieure au quorum de la zakât sur l'or ou l'argent.
Les bijoux permis aux hommes musulmans (bagues en argent, épées ornées en or ou en argent, ceintures en argent) sont soumis à la zakât selon les mêmes règles que les bijoux des femmes.
Les ustensiles et la vaisselle en or ou en argent sont soumis à la zakât s'ils atteignent le quorum. Nous rappelons que l'usage de tels ustensiles est interdit à tout musulman, homme ou femme.


                                                       LES CRÉANCES

La personne qui prête des sommes d'argent aux autres, de bonne foi et non pour fuir le paiement de la zakât, doit­-elle payer la zakât sur ces créances qu'elle a chez des tierces personnes ?

La réponse à cette question varie selon la situation :

Si le débiteur est solvable et reconnaît avoir une dette envers son créancier, il la remboursera à une échéance fixée. Le créancier doit alors payer la zakât sur cette créance (dont le retour est garanti). Certains jurisconsultes exigent le paiement de cette zakât tant que la créance n'est pas rendue et au terme de chaque année lunaire. D'autres n'exigent le paiement de la zakât que lorsque le créancier a récupéré son argent, et doit payer pour toutes les années passées avant le remboursement de la créance. 'Atâ et Sayd ibn al-Muçayyib n'exigent que le paiement d'une année de zakât sur la créance récupérée.
Si le débiteur est non solvable, mauvais payeur ou refuse de reconnaître la dette, le créancier a le choix entre :
·    Ne payer la zakât sur la créance qu'un an après son remboursement ;
·    Payer la zakât sur la créance remboursée, sur toutes les années passées ;
·    Payer aussitôt la créance remboursée la valeur d'une zakât annuelle seulement.

LES LOGEMENTS LOUÉS ET LES AFFERMAGES

Selon Ahmad ibn Hanbal, la personne qui loue un logement, une terre à cultiver ou une usine doit payer la zakât sur les sommes correspondant aux loyers, au bout d'une année lunaire, si le total de ces sommes atteint le quorum, et ce, même s'il ne touche pas tous les loyers de l'année.
Quant à Mâlik et Abû Hanîfa, ils n'exigent le paiement de la zakât que sur les loyers payés, ayant atteint le quo­rum, et restés dans la possession du bailleur durant une année lunaire.

La zakât sur les cultures et les arbres fruitiers

Toute plante cultivée pour subvenir aux besoins alimentaires particuliers ou en vue de rentabiliser un sol arable est considérée comme culture soumise à la zakât.
Est considéré fruit tout ce qui est porté par des arbres ou arbustes ; et tout fruit cultivé pour subvenir aux besoins alimentaires particuliers ou en vue de rentabiliser un sol arable est soumis à la zakât.

L'obligation de payer la zakât sur les cultures

Cette obligation est énoncée par le Livre, la Sunna et le consensus des jurisconsultes.
Dieu le Très-Haut dit :«[...] Payez son dû le jour de sa moisson [...] » Coran 6/141
« Ô vous qui croyez ! Dépensez de ce que vous avez de meilleur comme biens et de ce que Nous faisons pousser dans le sol [...) » Coran 2/267

Jâbir (que Dieu soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète BSDL  a dit : « Donnez le dixième des cultures irriguées par l'eau de pluie, des fleuves et des cours d'eau, et seulement la moitié du dixième des cultures irriguées par l'eau puisée à l'aide d'un animal. »

La raison de la soumission des récoltes à la zakât

Les récoltes sont soumises à la zakât, car elles rentabilisent le sol sur lequel elles poussent grâce à l'effort humain. Cette rentabilisation doit être effective et pas seulement potentielle. Les plantes qui poussent toutes seules sans être cultivées et qui sont exploitées par l'agriculteur ne sont pas soumises à la zakât. La culture qui est dévastée par un phénomène naturel n'est pas non plus soumise à la zakât.

Qui doit donner le dixième de sa récolte ?

Celui qui cultive le sol et possède la culture doit donner son dixième comme zakât, même s'il ne possède pas le sol sur lequel elle pousse. Ainsi, le tenant d'une ferme en vertu d'un contrat d'affermage (location du sol) doit prélever le dixième de ses récoltes comme zakât.
Si la terre est kharâj, c'est-à-dire soumise à l'impôt de kharâj, du fait qu'elle est la propriété d'un non musulman, et qu'un musulman la cultive, il paie la zakât sur sa récolte, car la zakât concerne le produit du sol, alors que le kharâj concerne le sol lui-même.

Quels sont les cultures, les récoltes et les arbres fruitiers soumis à la zakât ?
Comment définir leur quorum légal ?

Toutes les écoles juridiques s'accordent sur le fait que la zakât est due sur les récoltes de blé, d'orge, de dattes et de raisins secs. Toutes les autres sortes de cultures ne font aucun consensus quant à leur soumission à la zakât. Certains jurisconsultes élargissent les catégories soumises à la zakât au maïs, aux olives et à d'autres fruits et graines. Ils se réfèrent au procédé de la déduction par analogie (al-qiyâs). De son vivant, le Prophète n'a, en effet, prélevé la zakât que sur les quatre types énoncés. Parmi ses paroles concernant la zakât, nous citons les suivantes :

« Le dixième est prélevé sur les récoltes du blé, de l'orge, des dattes et des raisins secs. »
« Pas de zakât sur les légumes verts. »
« Les cultures maraîchères ne sont pas soumises à la zakât. »

Ibn 'Umar confirme cela en disant que « le Prophète a imposé la zakât sur les récoltes du blé, de l'orge, des dattes et des raisins secs ».
Quand le Prophète a envoyé Mu'âdh ibn Jabal et Abû Mûsâ al-Ash'arî au Yémen, il leur a ordonné de prélever la zakât seulement sur ces quatre récoltes.

Les opinions juridiques les plus pondérées et les plus précises à ce propos sont celles prononcées par les jurisconsultes mâlikites et shafi'ites. Ils confirment que seules les récoltes de dattes et de raisins secs sont soumises à la zakât, dans la catégorie des fruits. Dans la catégorie des céréales, toute récolte et toute graine utilisées pour la subsistance et pouvant être mises en grenier sont soumises à la zakât. Dans cette catégorie, nous retrouvons, bien entendu, le blé, l'orge, le maïs, le riz, les fèves. L'imam Abû Hanîfa se réfère au sens littéral du verset qui dit :« Payez son dû le jour de sa moisson » (Coran 6/141), et au hadith qui dit : « Donnez le dixième des cultures irriguées par l'eau de pluie, des fleuves et des cours d'eau, et seulement la moitié du dixième des cultures irriguées par l'eau puisée à l'aide d'un animal. » Ces deux textes parlent de l'obligation de payer la zakât sur les produits agricoles sans les spécifier. À part l'herbe, le bois et les roseaux, tous les fruits, les graines et les légumes sont donc soumis à la zakât. Les élèves d'Abû Hanîfa (Abû Yûsuf et Muhammad) confirment la position de leur maître et ajoutent que la zakât est due non seulement sur les produits agricoles de subsistance, mais encore sur ceux servant à la manufacture comme le coton et le lin, car ce sont aussi des denrées non périssables. Seuls les légumes et les fruits (denrées périssables) sont exemptés de la zakât. Il y a un désaccord concernant les olives, les uns exigeant la zakât sur sa récolte, les autres non.

Les hanbalites exigent le paiement de la zakât sur tout produit agricole à condition :

·    Qu'il puisse être pesé,
·    Qu'il soit sec,
·    Qu'il appartienne à la catégorie des denrées non périssables, comme les céréales, les épices et les féculents.

Quand faut-il payer la zakât sur les produits agricoles ?

La zakât sur les céréales et les féculents (fèves, pois chiches, lentilles) est due après la moisson, c'est-à-dire une fois les graines séparées du foin, tamisées et prêtes à être consommées ou mises en grenier. Quant aux fruits, leur zakât est due au moment de la récolte. Pour donner la zakât des produits agricoles, on n'attend pas, bien entendu, la fin de l'année lunaire, car la zakât est due à la moisson ou à la récolte.

Y a-t-il un quorum pour les produits agricoles ?

Abû Hanîfa, se référant au sens littéral du hadith : « Donnez le dixième des cultures irriguées par l'eau de pluie, des fleuves et des cours d'eau, et seulement la moitié du dixième des cultures irriguées par l'eau puisée à l'aide d'un ani­mal », ne fixe pas de quorum pour les produits agricoles. Tout ce que la terre produit, en grande ou en petite quantité, est soumis à la zakât, à hauteur d'un dixième de la récolte.

Dieu le Très-Haut dit aux musulmans: 

« Ô les croyants ! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la Terre pour vous. Et ne vous tournez pas vers ce qui est vil pour en faire dépense. Ne donnez pas ce que vous-mêmes n'accepteriez qu'en fermant les yeux ! Et sachez que Dieu n'a besoin de rien et qu'Il est digne de louanges. » Coran 2/26768


LA ZAKÂT SUR LES CAPRINS


Il y a un minimum de quorum et un maximum :

• Le minimum du quorum est cinq têtes de dromadaires, mâles ou femelles. Sur cinq têtes, une brebis est donnée comme zakât. Cette bête doit avoir plus d'un an.

·   De 5 à 8 bêtes, il faut donner une brebis comme zakât.
·   De 10 à 14 bêtes, il faut donner deux brebis comme zakât.
·   De 15 à 19 bêtes, il faut donner trois brebis.
·   De 20 à 24 bêtes, il faut donner quatre brebis.
·   De 25 à 35 bêtes, il faut donner une chamelle femelle prête à être fécondée (âgée d'un an et plus) comme zakât.

Cette condition est émise par les Hanafites, les Shafi`îtes et les Hanbalites.

•       De 36 à 45 bêtes, il faut donner une chamelle femelle âgée de plus de deux ans.
•       De 46 à 60 bêtes, il faut donner une femelle âgée de plus de trois ans.
•       De 61 à 75 bêtes, il faut donner une femelle âgée de plus de quatre ans.
•       De 76 à 90 bêtes, il faut donner deux femelles âgées de plus de deux ans.
•       De 91 à 120 bêtes, il faut donner deux femelles âgées de plus de trois ans.

Les femelles sont données en zakât parce qu'elles sont plus utiles. Elles donnent le lait et peuvent être fécondes.

Tous les jurisconsultes s'accordent sur ce quorum.

Si le troupeau de dromadaires dépasse cent vingt bêtes, on reprend le compte par cinq bêtes. Par exemple :

• Sur 125 bêtes, on donne deux chamelles de trois ans plus une brebis.
• Sur 130 bêtes, on donne deux femelles de plus de trois ans et deux brebis.
• Sur 135 bêtes, on donne deux femelles de plus de trois ans et trois brebis.
• Sur 140 bêtes, on donne deux femelles de plus de trois ans et quatre brebis.
• Sur 145 bêtes, on donne deux femelles de plus de trois ans et une femelle de plus d'un an.
• Sur 150 bêtes, on donne trois femelles de plus de trois ans.
• partir de 150 bêtes, le compte change de nouveau, à chaque groupe de cinq bêtes, on ajoute une brebis et une femelle de plus d'un an.
• partir de 200 bêtes, le compte change de nouveau, on donne quatre femelles de plus de trois ans, etc.

Une majorité de jurisconsultes proposent une autre manière de compter la part de la zakât. Jusqu'à 130 bêtes, on donne deux femelles âgées de plus de trois. Au-delà de ce nombre, on ajoute sur chaque groupe de 40 bêtes une femelle de plus de deux ans. Sur chaque groupe de 50 bêtes, on ajoute une femelle de plus de trois ans et ainsi de suite.

Au cas où le propriétaire du troupeau doit, par exemple, donner une femelle âgée de plus de deux ans, mais ne trouve pas une telle bête dans le troupeau, il peut donner une femelle plus jeune plus deux brebis. S'il n'a pas deux brebis, il peut donner l'équivalent de leur prix. C'est l'avis de Ahmad et d'ash-Shâfi'î.

Les jurisconsultes hanafites ne s'arrêtent pas sur l'âge de la bête donnée en zakât, mais ils insistent sur la valeur donnée en nature (chamelle et brebis) ou en espèce (équivalent en monnaie). L'important est donc de donner la valeur due.

Sachez que :

• La chamelle de plus d'un an est dite en arabe bint makhad, c'est-à-dire une petite chamelle, dont la mère est porteuse.

• La chamelle de plus de deux ans est dite en arabe bint labûn, c'est-à-dire une petite chamelle, dont la mère est laitière.

• La chamelle de plus trois ans est dite en arabe hiqqa, c'est-à-dire une chamelle adulte, prête à être fécondée et capable de porter des charges.

•       La chamelle de plus de quatre ans est dite en arabe jid`â, c'est-à-dire une chamelle adulte, qui a déjà perdu ses incisives.


LA ZAKÂT SUR LES BOVINS

Le bétail de bovins n'est soumis à la zakât que lorsqu'il atteint trente têtes :

•       Sur 30 bêtes nourries en pâturage, on donne une bête (mâle ou femelle) âgée d'un an.
• Sur 40 bêtes nourries en pâturage, on donne une femelle âgée de deux ans (les hanafites permettent de donner un mâle de deux ans).
•       Sur 60 bêtes nourries en pâturage, on donne deux bêtes âgées chacune d'un an.
•       Sur 70 bêtes nourries en pâturage, on donne une femelle de deux ans et un veau.
•       Sur 80 bêtes nourries en pâturage, on donne deux femelles âgées de deux ans.
•       Sur 90 bêtes nourries en pâturage, on donne trois veaux âgés d'un an.
•       Sur 100 bêtes, on donne une femelle de deux ans et deux veaux.
•       Sur 110 bêtes, on donne deux femelles de deux ans et un veau.
•       Sur 120 bêtes, on donne soit trois femelles de deux ans, soit quatre veaux.

Cela continue ainsi : sur chaque groupe de trente bêtes supplémentaires, on ajoute un veau, et sur chaque groupe de quarante bêtes supplémentaires, on ajoute une femelle de deux ans.

LA ZAKÂT SUR LES OVINS


La zakât sur les ovins concerne les moutons et les chèvres. On peut regrouper ces deux types en un même bétail et prélever la zakât sur les deux en même temps.

La zakât est exigible sur le troupeau d'ovins quand il atteint quarante têtes, et que ces quarante têtes demeurent en la possession d'un même propriétaire tout au long d'une année lunaire.

·    De 40 à 120 bêtes, on donne en zakât une brebis.
·    De 121 à 200 bêtes, on donne en zakât deux brebis.
•       De 201 à 300 bêtes, on donne en zakât trois brebis. Au-delà de 300 bêtes, on ajoute, sur chaque centaine de têtes, une brebis.

À la place de la brebis, on peut donner un mouton âgé d'un an et bien portant, ou un bouc âgé de deux ans et bien portant.

En prélevant la zakât, il faut choisir les bêtes moyennes (en qualité et en poids) et ne prendre les meilleures qu'avec l'accord du propriétaire du troupeau. De cette façon, per­sonne n'est lésé, ni celui qui fait la zakât, ni celui qui la reçoit. C'est le Prophète BSDL qui nous le recommande.
À part les types déjà cités, les autres animaux domestiques (ânes, mules et chevaux) ne sont pas soumis à la zakât, sauf s'ils représentent un fond de commerce.




L'OBLIGATION DE ZAKÂT DE LA FIN DU JEÛNE

Un verset coranique dit :« Réussit certes celui qui se purifie. » Coran 87/14

NafÎ` rapporte d'après Ibn `Umar : « Ce verset a été révélé à propos de la zakât de la fin du jeûne. »
Abû Sa `îd al-Khudrî rapporte que le Prophète, le jour de l'Aïd, récitait ce verset, puis donnait la zakât de la fin du jeûne, et se rendait au lieu de la prière de l'Aïd.
Ibn `Umar a dit : « Le Prophète a ordonné de donner comme zakât une mesure de dattes ou d'orge pour toute personne dans le foyer musulman, les hommes et les femmes, les petits et les grands, les esclaves et les hommes libres.

Al-Bayhaqî rapporte que les jurisconsultes sont unanimes sur l'obligation de la zakât de la fin du Ramadan.
Elle est devenue obligatoire au mois de Sha'bân, la deuxième année de l'Hégire.

Pourquoi la zakât de la fin de Ramadan est-elle obligatoire ?

Elle est bénéfique à la fois pour celui qui la donne, celui qui la reçoit et pour toute la société.
Celui qui donne cette zakât se débarrasse de son égoïsme, se fait pardonner ses péchés et acquiert une sensibilité à l'égard de la pauvreté des autres. C'est pourquoi le verset coranique parle de purification de celui qui fait l'aumône.
Elle consolide la solidarité de la communauté musulmane. Le jour de l'Aïd, cette zakât permet à tout le monde, pauvres comme riches, d'être joyeux et heureux.
Ainsi, les richesses se trouvent purifiées et fructifiées et les cœurs purifiés et réconciliés.
Ibn 'Abbâs dit : « Le Prophète BSDL a ordonné le don de la zakât de la fin de Ramadan pour purifier celui qui a jeûné de ses paroles superflues et de ses péchés, et pour que les nécessiteux soient comblés. »
Qui doit payer la zakât de la fin du jeûne ?

Pour Abû Hanîfa, la zakât de la fin du jeûne est exigible des musulmans libres, disposant de quoi satisfaire leurs besoins et ceux de leur famille et ayant un surplus de richesse. Il se réfère au hadith qui dit que « l'aumône n'est donnée qu'à partir de la richesse superflue ».
Mâlik, ash-Shâfi`î et Ibn Hanbal exigent le paiement de la zakât de la fin du jeûne de tout musulman possédant de quoi satisfaire ses besoins et ceux de sa famille pour une journée entière, sans pour autant disposer de richesse superflue. Il est aussi permis à cette personne de recevoir la zakât de la fin du jeûne des autres, si elle est pauvre. Les preuves sur lesquelles ils s'appuient sont faibles, mais suivent le procédé de déduction et d'analogie.

Pour qui doit-on payer la zakât de la fin du jeûne ?
Le père de famille doit payer la zakât de la fin du jeûne pour lui-même, les membres de sa famille et surtout ses enfants non majeurs. Les jurisconsultes hanafites et mâli­kites dispensent le père de famille de payer cette zakât pour ses enfants mâles majeurs, même s'ils ne disposent pas d'un revenu indépendant, car il n'est plus légalement responsable d'eux.
Les shafi'ites et les hanbalites exigent du père de famille de payer la zakât de la fin du jeûne pour tous les membres de la famille, y compris ceux qui sont majeurs, quand ils n'ont pas de revenu.

Le père doit payer cette zakât pour sa fille tant qu'elle n'est pas mariée. Le mari doit payer la zakât pour son épouse, même si elle est riche. L'homme paie aussi pour son père et, le cas échéant, pour sa belle-mère. Les hanafites n'exigent pas de l'époux de payer l'aumône pour son épouse, car elle ne fait pas partie des dépenses obligatoires de l'époux. Quand il le fait, c'est considéré comme un acte volontaire.